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22.
Հոկտեմբերի,
2007
Europe
LETTRE OUVERTE AUX
PARLEMENTAIRES EUROPEENS
Mesdames,
Messieurs les Parlementaires,
C’est avec
grand intérêt que je me suis penché sur la Résolution du
Parlement Européen sur la Question Arménienne votée le 18 juin
1987 et se sera de façon objective conformément aux Droits de
l’Homme et à la Déclaration relative aux Droits des Peuples
Autochtones votée par l’Assemblée Générale de l’ONU, que je vous
transmets mon analyse.

(format pdf)
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Le 15 octobre, 2007
Europe
LA
GRANDE MESSE DES NEGATIONNISTES AURA BIEN LIEU
Ne
toucher pas à nos Droits à l'existence
Rappels historiques:
-
24 juillet 1908 : la Révolution jeune
turque oblige le sultan à rétablir la
Constitution de 1876 et le parlement, dont le
premier président sera, de 1908 à 1912,
Ahmed Riza, brièvement premier ministre
après la Première Guerre mondiale
-
8 novembre 1908 : fin des opérations
électorales
-
17 décembre 1908 : première session du
nouveau Parlement ottoman .
- 17 décembre 2004:
Décision du Conseil européen à Bruxelles,
sur la poursuite du processus de
négociations d'adhésion de la « Turquie » à
l'Union européenne débutant officiellement le
5 octobre 2005.
-
17 décembre 2004
: Déclaration officielle du Conseil National
Arménien à Chouchi (Artsakh)
A moins d’un siècle de la première session du
nouveau Parlement ottoman, et du déclenchement
du plan d’extermination du génocide turc sur les
populations arméniennes de Cilicie en avril
1909, nous voici donc face à la célébration
d’une résolution sur la Question Nationale
Arménienne par des officines niant ouvertement
les droits nationaux des Arméniens d’Arménie
Occidentale.
Après avoir été considérée comme une "minorité"
religieuse et nationale dans l’Empire Ottoman,
en ayant eu malgré tout, la sollicitude du
traité de San Stefano, puis dans une moindre
mesure du traité de Berlin en 1878, après avoir
été adoptée par les instances internationales,
l’existence de projets de réformes en Arménie
Occidentale jusqu’en 1914, nos droits nationaux
ont cessé d’exister pour le nouveau Parlement
ottoman depuis sa première session le 17
décembre 1908, nous transformant provisoirement
du statut d’Arménien à Arménien ottoman puis à
Arménien turc, et pour finir à Turco Arménien,
enfin n’importe quoi.
La notion même de provinces arméniennes (Arménie
ocidentale) jusqu’alors reconnues, n’a pu lieu
d’être par les protagonistes de l’Assemblée
ottomane, processus de falsification jusqu’aux
désignations géographiques, végétales, minérales
et animales, on en passe et des meilleurs….
La suite vous la connaissez, anéantissement de
la nation arménienne sur ses terres en Arménie
Occidentale ….. jusqu’à l’émergence d’une
république dite « Turque » en 1923, dont nous
serions un micro-organisme, enfin pour ceux qui
le souhaitent, les autres se transformant en une
« diaspora », entité difforme et diffuse,
élastique et sans contrainte ni spirituelle ni
matérielle.
Sans aucune référence à la dernière déclaration
sur les droits des Peuples autochtones votée par
l’ONU le 17 septembre 2007, sans aucune
référence au contenu de la résolution du Congrès
américain, approuvé le 10 octobre 2007, ces
officines vont une nouvelle fois célébrer une
Résolution qui nie tout simplement les droits à
l’existence des Arméniens d’Arménie Occidentale.
Le Conseil National Arménien dénonce clairement
la manipulation qui consiste à mettre en
balance, d’un côté la reconnaissance du crime de
génocide à l’encontre du peuple arménien
d’Arménie occidentale et de l’autre la
négation totale des droits nationaux des
Arméniens rescapés du génocide, droits à
l’autodétermination, droits à l’existence en
tant que tel.
Alors que le Congrès américain, après la Douma
russe et plusieurs autres États considèrent à
juste titre les Arméniens comme un peuple
premier en Arménie occidentale, le contenu de la
Résolution du Parlement Européen prétend que les
Arméniens seraient établis dans l’Empire ottoman
et selon l’article 2 qu’une reconnaissance ne
peut donner lieu à aucune revendication.
"2- est d'avis que les évènements tragiques qui
se sont déroulés en 1915 -1917 contre les
Arméniens
établis sur
le territoire de l'Empire ottoman constituent un
génocide au sens de la convention pour la
prévention et la répression de crime de
génocide, adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU, le 9 décembre 1948 ;
reconnaît cependant
que la Turquie actuelle ne saurait être tenue
pour responsable du drame vécu par les Arméniens
de l'Empire ottoman et souligne avec force que
la reconnaissance de ces évènements historiques
en tant que génocide ne peut donner lieu à
aucune revendication d'ordre politique,
juridique ou matérielle à l'adresse de la
Turquie d'aujourd'hui ;
La célébration de cette résolution est donc
contraire à la morale. A cette morale qui, comme
une énergie appliquée à un moteur, permet à la
justice d’aller au bout de l’application des
droits d’un peuple victime d’une machination à
l’échelle internationale.
Et voilà qu’au moment, où des avancées non
négligeables sont en cours de réalisation, c’est
le « black out » complet qui est proposée, on
coupe tout et on se retrouve non pas vingt ans
en arrière mais bien un siècle, avec 2 millions
d'Arméniens exterminés en moins.
Ceci n’est donc absolument pas acceptable, ce
qui s’est produit à Adana en avril et mai 1909
ne se reproduira plus, ni l’acte, ni la négation
de nos droits civils et politiques.
Aussi grande ou influente que soit une
organisation « lobbyiste », il est important de
rappeler que le premier de ses devoirs est de
respecter les droits fondamentaux du peuple
arménien, au même titre que le respect des
droits fondamentaux de tous les peuples.
Le Conseil National Arménien |
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Le 29 septembre ,
2007 Europe
Qu’en est-il de la situation des victimes arméniennes du
Génocide, qu’ont-elles enduré durant 29 ans, de
1894 à 1923, en Arménie Occidentale occupée ?
MISSION DE LUTTE CONTRE LA FALSIFICATION
DU
GÉNOCIDE DES ARMENIENS D’ARMENIE OCCIDENTALE
ET DE
LEURS DROITS NATIONAUX
Qui a bien pu vous raconter que vous êtes une minorité
turque ? Qui sont ces gens qui vous traitent de
minorité établie dans l'Empire Ottoman, après ce que vous avez subit ? On
continu à vous mentir, à l’exemple de la
résolution du Parlement Européen sur la Question
Nationale Arménienne votée en juin 1987, certaines
officines actives au sein de différentes
communautés, continuent à alimenter un mensonge
d’État, à coup de reconnaissance vidée de toutes
substances, vidée de vos droits légitimes et
humains.
Les moyens employés pour organiser l’extermination de
vos
parents, ne vous prouvent-il pas que vous êtes
autre chose? Vous êtes un Peuple de la
Terre.
Nota : Aux
membres et compatriotes de l'Assemblée des
Arméniens d'Arménie Occidentale, respectueux des
textes et lois issus du Conseil National
Arménien et de l'Assemblée Nationale d'Arménie
Occidentale, le site Western Armenia News a
sollicité la Commission d'Éthique pour
avoir l'autorisation de placer sur cette page
des photos sur le Génocide subit par notre
peuple. Cette autorisation a été donnée par la
Commission d'Éthique, compte tenu de la campagne
de falsification orchestrée et organisée par des
officines négationnistes au niveau du Parlement
Européen, envisageant de célébrer le 20ème
anniversaire de la Résolution du Parlement
Européen (1987) annihilant les
droits nationaux des Arméniens d'Arménie
Occidentale, droits pourtant officiellement
reconnus par l'Organisation des Nations Unies,
le 13 septembre 2007. Nous vous prions
humblement de nous excuser pour toutes
atteintes à votre sensibilité.
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Charnier, 1895 Nr. 6 |
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Erzéroum, 30 octobre
1895 Nr. 5 |
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LES
MASSACRES D'ADANA EN 1909
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LE TRAVAIL FORCE
C'est
entre l'assemblée annuelle du parti
Comité Union et Progrès de
1911 et le printemps 1915 que l'élite
politique prit la décision d'exterminer
les deux ethnies chrétiennes les plus
importantes de l'Empire ottoman : les
Grecs et les Arméniens. Les hommes
chrétiens, y compris des adolescents et
des vieillards non concernés par le
service militaire, furent affectés par
centaines de milliers au travail forcé :
construction de routes et portages.
S'ils parvenaient à survivre à la
sous-alimentation et aux mauvaises
conditions, ils étaient exécutés à la
fin des travaux.
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Des travailleurs
forcés Arméniens en
train de construire
une route. Nr. 22 |
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Des Arméniennes
affectées aux
travaux de voiries.
Nr. 26 |
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A cause de l'augmentation des attaques contre la
population rurale arménienne dans la
province de Van (sud-est de l'Arménie)
au printemps 1915, de nombreux Arméniens
se réfugièrent par crainte des pogroms
dans la ville de Van, car les Arméniens
y formaient la majorité relative de la
population. Ils défendirent leur
quartier contre le siège de l'armée
turque jusqu'à l'arrivée des troupes
russes en mai 1915. L'autodéfense de Van
- une révolte selon l'opinion officielle
turque - servit de prétexte à
l'extermination générale des Arméniens.
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La défense du
quartier arménien
Aygestan de Van. Nr.
27 |
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Réfugiés arméniens
provenant des
environs de Van. Nr.
28 |
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Le
génocide se poursuivit par
l'extermination de la classe dirigeante
de la population arménienne. A Zeytoun,
dans le nord de la Cilicie, à
Constantinople (fin avril 1915), puis
dans toutes les villes importantes, les
intellectuels et les notables furent
arrêtés, torturés, et finalement
exécutés ou assassinés sans procès.
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Une heure avant
d’être massacrés Nr.
31 |
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Les notables
arméniens de Zeytoun.
Nr. 30 |
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C'est sous la dénomination réductrice de "transferts" que
le reste de la population fut déporté à
partir de mai 1915, en Cilicie dès le
mois de mars. Les victimes furent
conduites sans ménagement sur de longues
distances, à travers des régions sans
chemin, et moururent par centaines de
milliers de faim, de soif, d'épuisement
et de maladies. Les attaques, pillages
et massacres menés par les populations
musulmanes locales ou par les escortes,
contribuèrent à la persécution, à
l'humiliation et à l'extermination des
déportés.

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Déportés arméniens
avec enfants et
bagages Nr. 35 |
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Déportés arméniens
avec enfants Nr. 36 |
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La faim fut l’une des plus fréquentes causes de mort pour
les déportés. Les zones de déportation
au nord de la Mésopotamie faisaient
partie des régions de l’Empire Ottoman
qui connurent durant la Première Guerre
Mondiale une famine artificiellement
déclenchée, à laquelle contribuèrent
aussi bien le blocage maritime anglais
que des mesures prises par les autorités
ottomanes, comme par exemple la
réquisition des animaux de trait, qui
rendit impossible les travaux des
champs. La chasse du gibier et des
oiseaux, même des corbeaux, était
officiellement interdite. Les magasins à
blé appartenant au gouvernement ne
furent pas ouverts pour la population
affamée. Au Liban seulement, jusqu’à
180000 personnes moururent de faim.
La famine concerna toutes les parties de
la population au Moyen-Orient, Chrétiens
comme Musulmans. Mais elle toucha tout
particulièrement les déportés arméniens
épuisés, par leur exil, sans ressources et sans abri
dans cette région difficile.
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Un Turc sadique
torture des enfants
affaiblis Nr. 42 |
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Une doctoresse
américaine examine
un garçon arménien
Nr. 43 |
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Malgré les conditions horribles des déportations et les
massacres, environ 870 000 déportés
atteignirent les déserts de Mésopotamie,
au nord de la Syrie et en Irak.
Plusieurs camps de concentration furent
érigés le long du chemin de fer de
Bagdad, qui venait d'être construit à
l'aide de travailleurs forcés arméniens,
au bord de l'Euphrate. Les conditions de
vie étaient catastrophiques. En l'espace
de six à sept mois, des dizaines de
milliers de déportés moururent de faim
ou d'épidémie : 60000 dans le camp de
concentration de Islahiye (automne
1915-début 1916), environ 40000 dans le
camp de Mamura (été-automne 1915),
environ 60000 dans les camps de Radscho,
Katma et Asas (automne 1915-printemps
1916), entre 50000 et 60000 dans les
camps de Bab et Achterim (octobre
1915-printemps 1916), environ 60000 à
Mestene (novemvre 1915-avril 1916),
environ 30000 à Dipsi (novembre
1915-avril 1916), 10 000 à Karlik
(Karluk) (jusqu'à mars 1916), et 5000 à
Sabcha (Sebka) (novembre 1915-juin 1916)
L'extermination par la famine et les épidémies parut trop
lente aux organisateurs du génocide, et
la deuxième phase d'extermination débuta
au printemps 1916. La plupart des camps
furent " nettoyés " par des escadrons de
la mort sous les ordres de
l'Organisation spéciale. Un grand nombre
de ces " bourreaux " étaient des
Caucasiens du nord (Tchétchènes et
Tcherkesses) et des membres de tribus
arabes locales. Ils massacrèrent les
déportés un camp après l'autre, ou
brûlèrent des dizaines de milliers de
personnes dans des souterrains riches en
pétrole, comme celui de Scheddadiye. Ou
bien ils conduisirent les Arméniens dans
le désert et les abandonnèrent à leur
mort " naturelle " : famine et
épidémies. Les camps les plus connus
étaient ceux de Deir-es Zor (arabe Dair
Az Zor), Marat (192000 victimes de
novembre 1915 à juin 1916 ; 150000
furent massacrés entre Souwar et
Scheddadiye, les autres moururent de
faim ou de maladie) et Ras-ul-Ain
(environ 14000 victimes, 30000 moururent
en outre dans les environs du camp). Au
total moururent 630000 des 870000
déportés qui avaient atteint la
Mésopotamie, dont 200000 lors des
massacres dans la région de Ras-ul-Ain
et Deir-es-Zor.
Le sous-officier du service de santé allemand Armin T.
Wegner, en dépit des risques élevés de
contagion, se rendit dans quelques camps
de concentration (Maden, Tibini, Abu
Herera, Rakka) en compagnie de Beatrice
Rohner, infirmière travaillant à Alep
dans l'orphelinat de la Mission
Allemande pour l'Orient. Malgré
l'interdiction et la menace d'une peine
de mort, Armin T. Wegner photographia
des survivants et quelques morts.
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Camp dans le désert.
Nr. 48 |
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Souffrances
quotidiennes des
déportés Nr. 49 |
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Orphelins sans abri
et marqués par la
faim Nr. 65 |
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Orphelins déportés
affamés.Nr. 66 |
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Arméniens victimes
de massacres dans la
province
d’Ankara.Nr. 78 |
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Bitlis: enfants
victimes d’un
massacre.Nr. 83 |
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Dès le début des déportations et principalement dans les
régions côtières de la Mer Noire, les
Arméniens durent choisir entre la
conversion à l'islam et la déportation.
La conversion forcée fut de toute façon
le sort des femmes et des enfants
enlevés par la population musulmane,
ainsi que des orphelins arméniens
rassemblés dans des orphelinats d'État.
L'islamisation signifiait depuis
l'époque du Sultan Abdulhamid II
turquisation et élimination de toutes
les valeurs avec lesquelles étaient
élevés les Arméniens chrétiens. En 1916,
Ahmet Cemal, ministre turc de la marine
et commandant de la 4ème Armée ottomane,
envoya en Syrie l'inspectrice de la
fondation pour les écoles de filles,
Halide Edib (1883/4/5-1964), pour mettre
en place dans les zones de déportation
des orphelinats et des écoles. C'est en
tant que précurseur du nationalisme turc
et croyante musulmane, que Halide Edib,
écrivain, militante pour les droits de
la femme et pédagogue, s'engagea
personnellement pour l'assimilation
religieuse et culturelle des jeunes
filles arméniennes dans les institutions
d'État ; les jeunes filles étaient
ensuite intégrées dans des familles
musulmanes par des mariages forcés.
De nombreux enfants furent aussi enlevés par des
Musulmans et convertis de force. La
plupart durent servir leurs "
propriétaires " comme des esclaves.
Beaucoup furent abusés sexuellement. Le
Dr. Johannes Lepsius, qui a rassemblé de
nombreux documents sur le génocide,
estima en 1915 que jusqu'à 300000
Arméniens avaient été convertis de force
à l'islam.
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Orphelins convertis
de force à l’islam
Nr. 86 |
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La fuite devant les
troupes
nationalistes
turques (kémalistes)
Nr. 87 |
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D’après l’exposé de M.
Aharonian d’un mémoire, le
15 novembre 1922 à la
Conférence de Lausanne
exposant les revendications
arméniennes, une estimation
de 700.000 Arméniens se
trouveraient hors de leur
sol natal.
D’après les statistiques du
gouvernement d’Angora, il
resterait encore, en
novembre 1922, à
Constantinople, 148.938
Arméniens et dans les
provinces d’Arménie
occidentale 131.175, sans
compter les Arméniens dans
les camps de concentration,
les 73.350 femmes et enfants
séquestrés dans les harems
turcs.
Pendant la guerre, et
depuis l’Armistice, la
nation arménienne a été
spoliée de ses biens évalués
à plus de 10 milliards de
Francs, à l'époque, ses églises, ses
écoles et ses institutions
de bienfaisances ont été
saisies et détruites.
Le 30 décembre 1922, la
délégation américaine fit au
Président de la
sous-commission des
minorités M. Montagna, une
déclaration en faveur d’un
Foyer National Arménien sous
couvert de la SDN afin de
donner un refuge aux
Arméniens dit-il, de l’ordre
de 18.000 milles carrés à
proximité de la Syrie, à
coté de Sis, pouvant
regrouper 2 à 300.000
Arméniens. L’idée fut
abandonnée, le 6 janvier
1923, non acceptée par les
représentants, italien,
français, et anglais,
préconisant une résolution
globale de la question
arménienne en intégrant les
Arméniens comme minorité
nationale dans le futur
Etat Turc.
Art.
88 du Traité de Sèvres :
« La Turquie déclare
reconnaître, comme l’ont
déjà fait les puissances
alliées, l’Arménie comme
Etat libre et indépendant ».
Mais cette reconnaissance a
été limitée à la seule
Arménie orientale (russe).
Le sort de l’Arménie
occidentale a tété réservé à
l’arbitrage du Président des
États-unis, prié par
l’Art.89 de déterminer les
frontières entre la Turquie
et l’Arménie. Distinguant la
situation politique et
civile des Arméniens
d’Arménie occidentale et des
Arméniens d’Anatolie.
A la Conférence de Londres
de mars 1921, une partie des
Alliés renoncèrent
à l’indépendance de
l’ | | | |